| Titre : |
Le conservatisme paradoxal de Spinoza : enfance et royauté |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
François Zourabichvili (1965-2006), Auteur |
| Editeur : |
Paris [France] : Presses universitaires de France (PUF) |
| Année de publication : |
2002 |
| Collection : |
Pratiques théoriques |
| Importance : |
271 p. |
| Présentation : |
ill., couv. ill. en coul. |
| Format : |
22 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-13-052527-1 |
| Prix : |
26 EUR |
| Note générale : |
Bibliogr. p. 263-268. Index |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
Anthropologie philosophique ; Changement (Philosophie) ; Enfance ; Monarchie ; Philosophie politique ; Spinoza, Baruch [Benedictus] de (1632-1677) -- Contribution à l'anthropologie ; Spinoza, Baruch [Benedictus] de (1632-1677) -- Contribution à la philosophie politique ; Spinoza, Baruch [Benedictus] de (1632-1677) -- Et l'enfance ; Spinoza, Baruch [Benedictus] de (1632-1677) -- Pensée politique et sociale ; Spinozisme
|
| Index. décimale : |
199.492 |
| Résumé : |
Au détour de l'ordre géométrique, dans un scolie de la Quatrième partie de l'Éthique faisant suite à l'énoncé de la règle fondamentale qui associe l'utilité du corps humain, et par conséquent le bien de l'individu, à la recherche d'une constance fondamentale dans le rapport de ses parties, surgit un scolie baroque, où passe l'ombre de la mort et qui débouche sur d'inquiétantes possibilités de mutation, voire de transmutation de l'identité : « Il arrive qu'un homme subit de tels changements, que je ne dirai pas aisément qu'il est le même. C'est ce que j'ai entendu raconter de certain poète espagnol qui avait été atteint de maladie et qui, bien qu'il en f&ut guéri, demeura cependant dans un tel oubli de sa vie passée, qu'il ne croyait pas que les nouvelles et les tragédies qu'il avait faites fussent de lui ; et certes on eût pu le tenir pour un nourrisson adulte, s'il eût oublié aussi sa langue maternelle... » De ce texte perturbateur et de sa « contradiction » centrale, qui ont semé le trouble chez les commentateurs, François Zourabichvili qui en propose une explication systématique fait le fil conducteur d'une relecture complète des relations qui associent la métaphysique spinozienne à son anthropologie et à sa politique, centrée sur la question de la transformation comme « oubli », voire amnésie d'une forme antérieure, et « imagination », chimérique ou non, d'une nouvelle aptitude du corps. Il démontre ainsi la rigoureuse correspondance qui, d'un bout à l'autre de l'œuvre, associe la question d'une sortie de l'enfance à celle d'une émancipation de l'imaginaire monarchique. A l'encontre d'une lecture naïvement « révolutionnaire » du spinozisme, surgit alors ce qu'on peut appeler un conservatisme : mais dont le paradoxe est éclatant, car il tend moins à préserver l'état de choses existant qu'à inventer les conditions d'une vraie conservation de soi (neutralisation de la mort et de la servitude) |
Le conservatisme paradoxal de Spinoza : enfance et royauté [texte imprimé] / François Zourabichvili (1965-2006), Auteur . - Paris (106, blvd Saint-Germain, France) : Presses universitaires de France (PUF), 2002 . - 271 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 22 cm. - ( Pratiques théoriques) . ISBN : 978-2-13-052527-1 : 26 EUR Bibliogr. p. 263-268. Index Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
Anthropologie philosophique ; Changement (Philosophie) ; Enfance ; Monarchie ; Philosophie politique ; Spinoza, Baruch [Benedictus] de (1632-1677) -- Contribution à l'anthropologie ; Spinoza, Baruch [Benedictus] de (1632-1677) -- Contribution à la philosophie politique ; Spinoza, Baruch [Benedictus] de (1632-1677) -- Et l'enfance ; Spinoza, Baruch [Benedictus] de (1632-1677) -- Pensée politique et sociale ; Spinozisme
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| Index. décimale : |
199.492 |
| Résumé : |
Au détour de l'ordre géométrique, dans un scolie de la Quatrième partie de l'Éthique faisant suite à l'énoncé de la règle fondamentale qui associe l'utilité du corps humain, et par conséquent le bien de l'individu, à la recherche d'une constance fondamentale dans le rapport de ses parties, surgit un scolie baroque, où passe l'ombre de la mort et qui débouche sur d'inquiétantes possibilités de mutation, voire de transmutation de l'identité : « Il arrive qu'un homme subit de tels changements, que je ne dirai pas aisément qu'il est le même. C'est ce que j'ai entendu raconter de certain poète espagnol qui avait été atteint de maladie et qui, bien qu'il en f&ut guéri, demeura cependant dans un tel oubli de sa vie passée, qu'il ne croyait pas que les nouvelles et les tragédies qu'il avait faites fussent de lui ; et certes on eût pu le tenir pour un nourrisson adulte, s'il eût oublié aussi sa langue maternelle... » De ce texte perturbateur et de sa « contradiction » centrale, qui ont semé le trouble chez les commentateurs, François Zourabichvili qui en propose une explication systématique fait le fil conducteur d'une relecture complète des relations qui associent la métaphysique spinozienne à son anthropologie et à sa politique, centrée sur la question de la transformation comme « oubli », voire amnésie d'une forme antérieure, et « imagination », chimérique ou non, d'une nouvelle aptitude du corps. Il démontre ainsi la rigoureuse correspondance qui, d'un bout à l'autre de l'œuvre, associe la question d'une sortie de l'enfance à celle d'une émancipation de l'imaginaire monarchique. A l'encontre d'une lecture naïvement « révolutionnaire » du spinozisme, surgit alors ce qu'on peut appeler un conservatisme : mais dont le paradoxe est éclatant, car il tend moins à préserver l'état de choses existant qu'à inventer les conditions d'une vraie conservation de soi (neutralisation de la mort et de la servitude) |
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